La mobilité et la circulation constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour notre ville, car elles touchent directement le quotidien des habitants, l’activité des commerçants et l’attractivité globale du territoire.
Se déplacer doit être simple, fluide et sûr, quel que soit le mode de transport utilisé. Or, force est de constater que les conditions actuelles de circulation et de stationnement génèrent de nombreuses difficultés, régulièrement exprimées par les Réginaburgiens lors des échanges de terrain.
La circulation automobile demeure particulièrement dense sur l’axe structurant de la RN20, notamment sur l’avenue du Général Leclerc, qui concentre à la fois un trafic local important et des flux régionaux de transit.
Cette situation crée des ralentissements fréquents, une pollution accrue et une sensation de saturation permanente, en particulier aux heures de pointe.
À cela s’ajoute une cohabitation parfois délicate entre les différents usagers de l’espace public. Piétons, cyclistes et automobilistes partagent des voiries qui n’ont pas toujours été pensées pour accueillir cette diversité d’usages, notamment dans les zones de forte fréquentation ou à proximité des pôles de transit.
Les réaménagements récents ont également modifié les habitudes de circulation, avec des conséquences parfois mal anticipées pour les riverains.
La nouvelle organisation autour de la place Condorcet, en particulier, a pénalisé les habitants de la rue Ravon, qui subissent aujourd’hui des reports de trafic et une dégradation de leur cadre de vie.
Ces situations alimentent un sentiment d’incompréhension et de frustration, lié à l’impression que les décisions ont été prises sans concertation suffisante avec les habitants concernés.
La question du stationnement est tout aussi centrale. En centre-ville, la pression est forte, tant pour les résidents que pour les visiteurs. Trouver une place devient souvent un parcours difficile, générateur de stress et de perte de temps.
Cette situation a également des répercussions directes sur l’activité commerciale. Le manque de rotation des véhicules limite l’accès des clients occasionnels aux commerces, ce qui fragilise leur fréquentation et leur dynamisme.
Le stationnement payant fait par ailleurs l’objet de critiques récurrentes, nombre d’habitants et de commerçants estimant qu’il nuit à l’attractivité du centre-ville et décourage certains déplacements de proximité.
L’accessibilité constitue enfin un point de vigilance majeur. Les abords des gares du RER B restent des secteurs sensibles, tant en matière de sécurité que de fluidité des déplacements.
Les difficultés de stationnement, notamment pour les vélos, et la gestion des flux aux heures de pointe contribuent à un sentiment de désordre et d’inconfort pour les usagers.
Dans le même temps, les besoins évoluent. Les mobilités douces occupent une place croissante dans les pratiques quotidiennes, et les aménagements actuels ne répondent pas toujours de manière satisfaisante aux attentes des cyclistes et des piétons.
Les personnes à mobilité réduite rencontrent encore trop souvent des obstacles qui limitent leur autonomie et leur liberté de déplacement.
Face à ces constats, il apparaît indispensable de repenser la mobilité et la circulation de manière globale, cohérente et équilibrée.
L’objectif doit être de concilier les usages, d’apaiser les déplacements et de garantir une accessibilité équitable pour tous, tout en préservant la qualité de vie des riverains et le dynamisme économique du centre-ville.
Une politique de mobilité responsable ne peut se construire sans une écoute attentive des habitants et une vision claire des besoins réels du territoire.
Les objectifs que nous portons en matière de mobilité et de circulation s’inscrivent dans une vision globale et équilibrée des déplacements au sein de notre ville.
Se déplacer ne doit pas être une contrainte quotidienne, mais un acte simple, sûr et adapté aux réalités de chacun. L’action municipale doit donc viser à organiser les flux de manière plus fluide, tout en tenant compte de la diversité des usages et des besoins, qu’il s’agisse des habitants, des commerçants ou des usagers de passage.
Repenser les déplacements dans leur ensemble est une nécessité. La circulation doit être mieux adaptée aux usages quotidiens, sans opposer les modes de transport entre eux.
L’enjeu est de garantir une coexistence apaisée entre piétons, cyclistes, automobilistes et usagers des transports en commun, dans un espace public lisible et sécurisé.
Cette approche suppose une réflexion cohérente sur l’aménagement de la voirie, la signalisation et la hiérarchisation des axes, afin de réduire les tensions et d’améliorer la qualité de vie de l’ensemble des habitants.
L’attractivité du centre-ville est étroitement liée à la question de l’accessibilité et du stationnement. Une politique cohérente en la matière est indispensable pour soutenir l’activité commerciale et préserver la vitalité économique locale.
Le centre-ville doit rester accessible, accueillant et fonctionnel, tant pour les résidents que pour les visiteurs occasionnels. Cela implique de trouver un équilibre juste entre les besoins de stationnement de longue durée, notamment pour les habitants, et ceux de courte durée, indispensables à la fréquentation des commerces.
Sur le plan opérationnel, notre objectif est de fluidifier les flux routiers sans affaiblir l’activité économique. Il ne s’agit pas de bloquer la circulation, mais de mieux l’organiser, en tenant compte des réalités locales et des horaires de fréquentation.
La réduction des encombrements passe par une meilleure gestion des axes structurants et par la limitation du trafic de transit qui ne concerne pas directement les habitants, afin de redonner de la lisibilité et du calme aux quartiers résidentiels.
La sécurisation des déplacements constitue une priorité absolue. Les cheminements piétons, les itinéraires cyclables et les abords des établissements scolaires doivent être conçus pour garantir une sécurité maximale, en particulier pour les enfants et les publics les plus vulnérables.
Le développement des mobilités douces doit s’accompagner d’aménagements adaptés, continus et lisibles, afin d’encourager leur utilisation sans créer de nouvelles situations de conflit ou d’insécurité.
L’amélioration de l’offre de stationnement est également un levier essentiel. Elle doit répondre de manière différenciée aux besoins des résidents, des visiteurs de courte durée et des personnes à mobilité réduite.
Une offre mieux organisée et mieux signalée permet de réduire la circulation inutile liée à la recherche de places et contribue à apaiser l’espace public.
L’accès aux gares et aux pôles de transport doit enfin être optimisé. Ces lieux structurent les déplacements quotidiens de nombreux habitants et concentrent des flux importants.
Une meilleure organisation des cheminements, du stationnement et des correspondances est indispensable pour garantir fluidité, sécurité et confort aux usagers.
Faciliter les déplacements vers les commerces de proximité s’inscrit dans cette même logique, en renforçant les liens entre mobilité, attractivité commerciale et qualité de vie.
À travers ces objectifs, nous défendons une politique de mobilité pragmatique, équilibrée et tournée vers l’intérêt général.
Une politique qui vise à apaiser les déplacements, à soutenir l’économie locale et à offrir à chacun la liberté de se déplacer simplement et en toute sécurité dans notre ville.
Les propositions que nous portons en matière de mobilité et de circulation reposent sur une approche concrète, progressive et fondée sur l’observation fine des usages.
L’objectif n’est pas d’imposer des schémas théoriques, mais d’apporter des réponses opérationnelles aux difficultés rencontrées au quotidien par les habitants, tout en préparant l’évolution des déplacements de manière équilibrée et pragmatique.
L’organisation de la circulation doit d’abord être repensée pour réduire les congestions et améliorer la fluidité, en particulier sur l’axe structurant de la RN20.
Cela passe par une réorganisation des carrefours, des feux tricolores et des plans de circulation, afin de mieux répartir les flux et de limiter les points de saturation récurrents. Ces ajustements doivent s’appuyer sur des données objectives et une connaissance précise du terrain.
Le déploiement de zones apaisées, notamment des zones 30, constitue également un levier important pour sécuriser les déplacements et améliorer le cadre de vie.
Ces zones doivent être prioritairement mises en place autour des écoles, des équipements publics et des secteurs résidentiels, avec une attention particulière portée à la sécurisation des cheminements piétons.
La modernisation de la gestion du trafic représente un enjeu majeur. L’utilisation de capteurs et d’outils de régulation intelligente permet d’ajuster la circulation en temps réel, en fonction des conditions de trafic et des événements ponctuels.
Cette approche offre une meilleure réactivité et contribue à limiter les embouteillages, tout en réduisant les nuisances liées aux arrêts et redémarrages répétés.
Le développement des mobilités douces doit s’inscrire dans une logique de cohérence et d’efficacité. L’extension ou l’ajustement des pistes cyclables doit être précédé d’un diagnostic précis des besoins et des usages, afin de garantir leur pertinence et leur sécurité.
Il est essentiel d’améliorer les continuités, d’éviter les ruptures d’itinéraires et de proposer des aménagements lisibles pour tous les usagers.
Parallèlement, l’installation de nouveaux arceaux vélos et la création de parkings sécurisés, notamment à proximité des gares et du centre-ville, permettront de faciliter l’usage du vélo au quotidien et de renforcer l’intermodalité.
Les cheminements piétons doivent également faire l’objet d’une attention renforcée. Améliorer leur continuité et leur accessibilité est indispensable pour garantir des déplacements confortables et sûrs, en particulier pour les personnes âgées, les familles et les personnes à mobilité réduite.
L’espace public doit être pensé pour favoriser la marche, qui demeure le mode de déplacement le plus universel et le plus inclusif.
La politique de stationnement doit être adaptée de manière fine et équilibrée. Il est nécessaire de soutenir l’activité commerciale en facilitant les stationnements de courte durée, par des créneaux gratuits ou des modalités plus souples, afin de favoriser la rotation des véhicules en centre-ville.
Dans le même temps, une meilleure répartition entre les zones résidentielles et les zones à rotation rapide est indispensable pour répondre aux besoins des habitants sans pénaliser les visiteurs.
Le renforcement de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite constitue une exigence incontournable, qui doit se traduire concrètement dans l’aménagement et la gestion des places de stationnement.
L’impact économique et urbain du stationnement payant doit être analysé de manière objective et régulière. Cette évaluation permettra d’ajuster les modalités existantes afin de les rendre plus cohérentes avec les attentes des habitants et des commerçants, sans dogmatisme ni décisions déconnectées des réalités locales.
Les transports en commun et l’intermodalité occupent enfin une place centrale dans cette stratégie. Une concertation étroite avec Île-de-France Mobilités est indispensable pour améliorer l’offre de bus, renforcer les correspondances et mieux articuler les différents modes de transport.
L’accès aux gares doit être facilité par des aménagements continus, sécurisés et lisibles, afin de garantir des parcours fluides et confortables pour tous les usagers.
Afin de garantir l’efficacité et la transparence de l’action municipale, nous souhaitons nous appuyer sur des indicateurs de suivi clairs et partagés.
L’évolution des temps de parcours aux heures de pointe, le taux de rotation du stationnement en centre-ville, le nombre et la gravité des accidents corporels, la part des déplacements effectués à pied ou à vélo, ainsi que la satisfaction des usagers mesurée par des sondages périodiques, devront guider les ajustements et les décisions futures.
Cette culture de l’évaluation est essentielle pour construire une politique de mobilité crédible, évolutive et réellement au service de l’intérêt général.